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Casette pour une cuillère.
Livia Spinga

(Là, j’ai forcé la cohabitation entre une terre domestiquée du centre de la France, du sable volé sur le plateau et la cendre de la vigne taillée. Je les ai soudé.e.s jusqu’à 1280 degrés.)

Grès, sable, cendres, 2021
19 x 4 x 5,5 cm

Livia Spinga enquête, elle se situe entre la pratique de la poterie et un commentaire de cet artisanat qui la fascine. Pour cet ensemble de pièces, elle a pris pour point de départ des formes issues du répertoire de la poterie. Livia Spinga a décortiqué, répété et appuyé ses gestes et leurs erreurs pour en déduire des ornements. Ce qui lui plaît dans cette dynamique, c’est qu’un geste en entraîne un autre. Un objet en entraîne un autre. Par exemple : une tasse est faite, des débris traînent sur la table, ils se retrouveront probablement dans la boîte qui viendra entourer cette tasse. Ou alors, une boîte est construite pour composer une vue éclatée des gestes de la cuillère qu’elle protège. Ou encore, des coups d’ongles emplissent une boîte.
Les pièces se suivent et nous invitent à nous raconter des histoires à différentes échelles, un processus, la relation de deux cuillères, l’invention d’un usage, le trajet d’un petit morceau de terre émaillé.

Livia Spinga est artiste céramiste, elle est diplômée du Master de céramique de l’ENSAV La Cambre à Bruxelles, elle a installé son atelier en Ardèche, dans le sud de la France.
Livia Spinga enquête, elle se situe entre la pratique de la poterie et un commentaire de cet artisanat qui la fascine. Elle prend pour point de départ des formes issues du répertoire de la poterie. Elle décortique, répète et appuie ses gestes et leurs erreurs et en extrait des ornements. Ce qui lui plait dans cette dynamique, c’est qu’une forme ou un geste en entraîne un autre et que leurs enchaînements tissent des narrations qu’elle cuit au four à gaz.

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